Tous les textes d'Uri Avnery sur cette partie du site

Uri AVNERY
Journaliste
pour Gush Shalom

 

Les islamistes devraient remercier Israël

« Si les mouvements islamistes parviennent au pouvoir dans toute la région, ils devraient exprimer leur gratitude à leur « bête noire », Israël », écrit Uri Avnery qui retrace avec ironie le rôle joué par l’Etat hébreu dans la naissance du Hezbollah et du Hamas, et décrit les circonstances dans lesquelles les Frères Musulmans et le régime de Téhéran ont pu prospérer. Le monde arabe n’a cependant pas l’exclusivité du fondamentalisme, rappelle-t-il, en se désolant de la vague d’obscurantisme ultra orthodoxe qui se renforce en Israël

 

Benyamin Nétanyahou et
Barak Obama

 
 

Sujet: Israël/Palestine
Malheureusement Netanyahou triomphe devant le Congrès états-unien. Son "Non" est une gifle à Obama

Avnery se désole du spectacle qu’ont donné les élus américains lors du discours de Benyamin Nétanyahou devant le Congrès. Tous n’ont eu de cesse d’applaudir frénétiquement, de se lever à qui mieux mieux, pour saluer les propos d’un homme qui revendique un refus absolu des « paramètres Clinton », pourtant considérés jusqu’alors comme le point de départ de toute négociation pour une paix juste. S’il ne croit guère à l’impact que pourrait avoir une réplique d’Obama devant la Knesset - hypothèse évoquée ces jours-ci à Washington - Avnery reste confiant dans les chances de succès du processus diplomatique engagé pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine par l’Assemblée Générale des Nations Unies, et place son espoir dans un mouvement non violent des Palestiniens et des pacifistes Israéliens

 

Mahmoud Al-Mabhouh

 
 
 

Israël fait assassiner Mahmoud Al-Mabhouh un haut dirigeant du Hamas. Une opération d’État voyou dommageable à Israël

« Le problème, avec le Mossad, c’est qu’il agit comme un fief indépendant qui ignore les intérêts vitaux politiques et stratégiques à long terme d’Israël, tout en bénéficiant du soutien automatique d’un Premier ministre irresponsable, » écrit Uri Avnery, qui compare ce service secret à un « canon désarrimé » balayant le pont du navire dans sa course folle. Vécue comme un succès en Israël, le dommage sur la scène internationale provoqué par cette opération est pourtant considérable, juge-t-il. « L’affaire de Dubaï renforce l’image d’un État d’Israël brutal, d’une nation voyou qui traite avec mépris l’opinion internationale, d’un pays qui mène une guerre de gang, qui envoie à l’étranger des équipes semblables à celles de la mafia, d’une nation paria que devraient éviter les gens sensés. » Et de poser à ses concitoyens la question suivante : « était-ce utile ? »