![]()
|
|
L'État d’Israël n’a pas de constitution formelle. Bien que la déclaration d’indépendance du 14 mai 1948 annonce « une Constitution qui devra être adoptée par une Assemblée constituante d’ici le 1er octobre 1948 », les dissensions entre religieux et laïcs empêchèrent la rédaction d’un texte constitutionnel unique. ( 05 ) Depuis 1990, le débat est toujours présent sur la scène politique de ce pays. Dans le flou rien n'est permis et tout est possible. Une situation qui profite aux extrêmes politiques. JosPublic adhère complètement aux trois énoncés suivants : 1. Le respect intégral du droit international; 2. Malgré qu'ici c'est une souhait que je considère presqu'irréalisable. Toutes les parties à un conflit doivent être traitées de manière égale, sans discrimination ni favoritisme; 3. La violence n’est pas une solution. |
|
|
|
Qu'est-ce qui explique le soutien servile de Stephen Harper à Israël? |
|
À l'automne 2011 l'émission de télévision "Les Lignes de faille" sur Al-Jazeera ( 07 ) a examiné le support unilatéral de Stephen Harper à Israël. Largement diffusé dans des cercles pro-palestiniens, Avi Lewis ( 08 ) a relaté que l'émission de télévision a efficacement mis en évidence le fossé entre le gouvernement pro-Israël du Canada et le support populaire croissant pour les Palestiniens. |
|
Mais, en se concentrant entièrement sur des organisations juives, l'émission a laissé le téléspectateur avec l'impression que la politique pro-Israël d'Harper est simplement conçue pour apaiser la communauté juive canadienne.
Beaucoup de partisans canadiens de la cause palestinienne semblent partager cette analyse que le soutien d'Harper aux gestes d'Israël n'est motivé que par un calcul politique basé sur l'impact des groupes religieux sur les intentions de votes au Canada. Mais les chiffres ne soutiennent pas une telle stratégie.
Tout d'abord, il y a environ trois fois plus de musulmans que de juifs au Canada. Au recensement de 2006, un peu plus de un pour cent de la population c'est-à-dire 315 120 Canadiens, se sont identifiés d'origine juive, laquelle se classe 25ième des groupes définis par leur origine religieuse et non par leur pays d'origine, et seulement dans une poignée de circonscriptions électorales ont-ils un nombre suffisant pour avoir un impact de groupe sur le résultat d'une élection.
Même s'il est vrai que les Juifs ont un niveau élevé d'engagement politique, qu'ils sont bien représentés dans les postes d'influence et sont un groupe minoritaire relativement prospère, l'importance du soutien à Israël peut facilement être exagérée. En fait, les habitudes de vote historiques suggèrent que seulement le vote de quelques Juifs canadiens est fondé sur la politique d'Ottawa envers Israël.
|
Alors que cela peut avoir légèrement changé lors des élections récentes, historiquement il y a effectivement une corrélation inverse entre les gouvernements pro-Israël et le soutien juif. Les premiers ministres Pierre Trudeau et Jean Chrétien, par exemple, ont recueilli plus de soutien de la communauté juive que Brian Mulroney. Pourtant, M. Mulroney a été plus favorable à Israël que Trudeau et Chrétien. |
|
Environ 10 pour cent des Canadiens s'identifient comme évangéliques (y compris un certain nombre de ministres du cabinet à Ottawa). Le président du Centre canadien des études politiques, un groupe de droite, Joseph Ben-Ami ( 16 ), explique: «La communauté juive au Canada est forte de 3000 000; la communauté évangélique en compte 3,5 millions. La base de soutien réel pour Israël est chrétienne. "
|
Outre la mobilisation de certains évangéliques et des juifs, les affinités d'Harper à Israël est aussi motivée par le militarisme de ce pays. Les chefs conservateurs sont impressionnés par le grand rôle politique, culturel et économique que jouent les militaires d'Israël dans les affaires du pays. Ces dernières années les liens entre les militaires du Canada et d'Israël ont augmenté rapidement. |
|
Les principaux généraux et les ministres de la Défense se visitent régulièrement. Dans le même temps, il y a eu une augmentation dans le partage des connaissances des armes et les relations entre les fabricants d'armes dans les deux pays ont considérablement augmenté. (Pour les détails voir l'analyse de Kole Kilibarda) |
Et le soutien de longue date d'Ottawa à Israël a été fondé sur l'idée qu'il est un précieux poste militaire occidental.
|
L'ancien premier ministre du Canada, Lester B. Pearson, lorsqu'il était Ministre des Affaires étrangères était un fervent partisan d'Israël et conduisit dans ce sens la politique étrangère du Canada pendant des décennies. |
|
Pearson a poursuivi en expliquant comment « Israël peut assumer un rôle important dans la défense occidentale comme le pivot du sud de plans actuels pour la défense » de la Méditerranée orientale.
Politiquement, culturellement et économiquement dépendante de l'Amérique du Nord et de l'Europe, Israël est un avant-poste impérial occidental fiable situé au coeur d'un Moyen-Orient producteur de pétrole.
Pour plusieurs raisons impossible à décortiquer ici, Israël est massivement en opposition à ses voisins, augmentant ainsi son utilité géopolitique. Dans tous les autres pays du Moyen-Orient supportés par les États-Unis-d'Amérique, par exemple, les populations veulent que leur gouvernement ait moins à voir avec Washington alors que les Israéliens veulent des liens plus étroits.
|
Les développements récents en Colombie peuvent aider à illustrer ce point. Durant les dix dernières années, le président colombien Alvaro Uribe a agi comme un rempart pro-américain contre la marée montante de soutien au développement d'une tendance vers l'intégration de gauche latino-américaine qui balayait l'Amérique du Sud. |
La puissance de l'empire a fait basculer Ottawa vers Israël et jusqu'à ce qu'il y ait une source importante de pouvoir politique au Canada (ou à l'international) pour soutenir les Palestiniens, il est probable que ça continue. La justice sociale, l'humanisme et la morale ont rarement motivé la politique étrangère canadienne. Au lieu de cela, c'est le pouvoir qui motive les affaires étrangères et les Palestiniens n'en ont jamais eu beaucoup.
Longtemps sous la domination ottomane, puis sous le contrôle britannique après la Première Guerre mondiale, les Palestiniens étaient un peuple opprimé et relativement impuissants. Les Palestiniens ont également le malheur de vivre sur des terres revendiquées par un mouvement essentiellement politique européen: le sionisme.
Historiquement, Ottawa s'est enligné avec les puissances coloniales et s'est opposé aux luttes de libération nationale. Le Canada s'est opposé au retrait des troupes néerlandaises d'Indonésie dans les années 1940. Pendant des décennies, le Canada a soutenu le colonialisme britannique en Afrique tandis qu'à la fin des années 1950 il a pris parti pour la France contre le mouvement de libération algérien. Dans les années 1970, Ottawa a soutenu le Portugal lorsque ce dernier a mené une guerre coloniale contre le peuple de l'Angola, le Mozambique et la Guinée Bissau. Il a fallu des décennies de lutte au sein du Canada - et un changement dans le climat international - pour qu'Ottawa retire son soutien au régime d'apartheid en Afrique du Sud.
|
Compte tenu de cette histoire, il n'est pas surprenant que le gouvernement fédéral s'oppose à la lutte de libération nationale palestinienne. |
Nous devrions «dé-ethniciser" le conflit. Ce n'est pas un problème arabe ou juif, mais plutôt une situation d'une importance mondiale sur la dignité humaine de base.
|
|
|
|
|
|

















