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Les textes incontournables
L'économie et la finance tous secteurs confondus
page 3
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Par Vincent VAUCLIN
du
groupe Agir pour l'avenir |
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Le dernier siècle |
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L’espèce humaine aura disparu dans un délai d’un
siècle, notamment du fait de la généralisation du
mode de production capitaliste à l’ensemble de la
population mondiale, population par ailleurs en
augmentation permanente et par « Le réchauffement climatique
qui s’autoalimentera, menacera et fera alors disparaitre à court terme
une grande partie des espèces vivant sur Terre
(celle-ci ne pouvant subsister car un changement aussi rapide et brutal ne leur laisse pas le temps de s’y adapter). » |
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Luc-Alain GIRALDEAU
directeur du département des sciences biologiques de l'UQÀM |
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Crise économique. Ce que nous apprennent les animaux |
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Crise,
scandales financiers, tricheries ...le comportement
économique des singes, des oiseaux ou des poissons
en dit long sur le nôtre. Nous aurions intérêt à les
regarder de plus près. Homo sapiens n'est peut-être pas un ange. Mais il n'est pas non plus un apôtre de la concurrence sauvage motivé uniquement par le profit, proteste Frans de Waal: "Quand on invoque la loi du plus fort dans la nature pour justifier une société fondée sur la compétition et l'individualisme purs, c'est une déformation de la réalité. Il y a beaucoup d'animaux qui, comme nous, sont égoïstes mais dépendent des autres pour survivre".
Un texte de Noémi Mercier |
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L’humanité face au basculement du monde
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Le
système capitaliste serait-il à bout de souffle ?
L'économiste répond "Loin de là. Apartheid et
voracité marchande annoncent des perspectives
terribles" |
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Thomas GUÉNOLÉ
Sciences Politique
Université de Paris
et
d’EM Lyon |
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Liste des
auteurs et auteures: |
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ALLAIRE, Yvan
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BAVEREZ, Nicolas
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BLACK,
William K. |
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BOURDON, William
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BRUGVIN, Thierry
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CHITOUR, Chems Eddine
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CHOMSKY, Noam
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CHOSSUDOVSKY
Michel |
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CLARK, Charles M.A.
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DE MAILLARD, Jean |
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DUFOUR, Dany-Robert |
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FIRSIROTU,
Mihaela |
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FRIEDMAN, Thomas
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GALBRAITH, James Kenneth
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GORBATCHEV,
Mikhaïl
Sergueïevitch
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GUÉNOLÉ,
Thomas |
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JORION, Paul
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LIU,
Henry C.K.
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MERCIER, Noémi |
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RIÈS, Philippe
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ROBERT, Denis |
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ROGALSKI, Michel
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STIGLITZ,
Joseph
E. |
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Syndicat industriel IWW |
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TAIBBI, Matthew C.
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TALEB,
Nassim-Nicholas |
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VAUCLIN, Vincent |
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VERNOCHET, Jean-Michel
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WERREBROUCK,
Jean-Claude
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WRAY, Randall
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Chems
Eddine CHITOUR
Enseignant à l’école Polytechnique d’Alger au Maroc |
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Les quatre crises |
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Nous assistons à la convergence de
quatre crises: alimentaire,
financière, climatique, mais aussi
crise de civilisation de l’occident.
"Cette dernière crise est à la
fois ancienne et actuelle, elle
structure l’imaginaire des pays
occidentaux, elle plonge ses racines
dans l’arrogance de l’Occident
mâtiné de christianisme au départ
pour les besoins de sa cause et qui
ensuite s’est découvert un sacerdoce
dans le money théisme. Tout au long
de l’aventure du capitalisme, des
vies ont été broyées au nom de
l’intérêt, des guerres ont été
faites, un colonialisme le plus
abject a été imposé aux nations
fragiles par les patries des droits
de l’homme européen" |
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Jean-Michel VERNOCHET
Ex-journaliste au Figaro Magazine et professeur à
l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris) |
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Le grand
quiproquo:
la
mue de la finance mondiale et la
spéculation verte
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Le capitalisme
managérial est à bout de
souffle, pourtant le capitalisme ne
s’est jamais aussi bien porté : il
mue et se refait une jeunesse grâce
à l’économie « verte ». En
manipulant les bons sentiments des
uns et les peurs millénaristes des
autres, il mobilise les
altermondialistes et les écologistes
pour instaurer un nouveau mode
d’exploitation. Symbole de ce
changement qui n’en est pas un, le
président Lula va et vient du Forum
de Davos à celui de Porto Alegre.
Pour l'auteur, nous avons déjà
succombé à l’illusion qui tuera nos
rêves |
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James Kenneth GALBRAITH
Économiste,
professeur à Lyndon B. Johnson School of Public Affairs et
au Département de Gouvernement de l'Université du Texas à
Austin |
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Par
Yvan ALLAIRE,
Ph.D., MSRC Président du conseil Institut
sur la gouvernance d’organisations
privées et publiques (HEC-Concordia)
Professeur émérite de stratégie
(UQÀM)
Mihaela FIRSIROTU,
Ph. D. Professeur de
stratégie École des sciences
de la gestion UQÀM
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Plaidoyer pour un nouveau
capitalisme
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PDF 145 pages |
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Quelques héros et saints mis à part,
les acteurs dans un système
financier vicié et périlleux ne
peuvent modifier leurs comportements
que si tous les autres le font
simultanément. Dans l’univers des
sociétés
cotées en Bourse dont les actions
sont détenues par un grand nombre de
fonds, les entreprises ne peuvent se
soustraire, sans impunité, aux
diktats des marchés financiers. Les
gouvernements se doivent d’agir.
Seul l’État peut dans ces conditions
imposer un changement simultané,
instituer de
nouvelles règles du jeu qui
placeront tous les joueurs sur un
même pied, créeront de nouvelles
normes de comportements et
susciteront les changements
nécessaires à la survie du système |
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Cessons de comparer le budget du
gouvernement à celui d’un ménage |
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En ces temps de déficits
stratosphériques, il ne se
passe pas de jour sans qu’un
responsable politique ou un
journaliste n’explique
doctement que les finances
de l’État doivent se gérer à
l’image de celles d’un
ménage. Pourtant, ces
déclarations apparemment
empreintes d’un bons sens
éprouvé en sont totalement
dépourvues. Là où un ménage
est soumis à la contrainte indépassable de solder un
jour ou l’autre ses comptes et de se procurer auprès
d’autrui l’instrument de paiement nécessaire pour ce
faire, l’État souverain, en raison de ses
prérogatives et de sa durée d’existence sans
limitation de temps, échappe à la règle commune. Et
ce d’autant plus dans la mesure où c’est lui,
justement, qui définit les règles en vigueur, et
dispose en dernier recours du droit de battre
monnaie. |
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William
BOURDON
Avocat au barreau de Paris, est
notamment l'auteur de Haute
Fidélité (Seuil, 1999) et de
La Cour pénale internationale et le
statut de Rome (Seuil, 1999)
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"Face aux crimes du marché": un
capitalisme à visage humain ? |
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L'auteur fait le tour des grands massacres et des
petits arrangements avec la morale que le marché,
rêvé en projet universel, organise pour le plus
grand profit du profit.
La
moralisation peut-elle
sauver le capitalisme ?
Faudra-t-il compter sur les
jeux du marché pour que les
multinationales se soucient
des droits sociaux et
environnementaux ? La
responsabilité citoyenne de
ses dirigeants
constituera-t-elle un fonds
de commerce susceptible de
donner un tour nouveau à une
mondialisation tant décriée
? |
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"La fraude
est un rouage essentiel de
l'économie" |
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L'entretien
avec le magistrat. La
globalisation et l'effacement de l'État ont favorisé
l'émergence d'un pillage sans précédent au coeur du système
financier, organisé dans l'opacité et en toute impunité |
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Dany-Robert
DUFOUR
Philosophe
français, professeur à l'Université Paris VIII et
membre du Collège international de philosophie |
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La fin du grand récit libéral |
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La dictature des
actionnaires:
"Le récit
qu’on nous a raconté fonctionne sur un principe faux. Les
intérêts privés ne peuvent pas s’auto-organiser. Il était
inéluctable qu’un système fondé sur un principe faux
s’effondre un jour. Cela commence même à se savoir au niveau
des plus hauts responsables!" |
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"Shylock" d’Haïti: le
Fonds monétaire international (FMI) |
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Dans le programme d’aide d’urgence qu’il vient d’annoncer, le FMI ne fait que poursuivre le même genre de politiques qui ont fait d’Haïti une zone d’extrême précarité, même avant le tremblement de terre. En grande pompe, le FMI a annoncé un nouveau prêt de 100 millions à Haïti. Haïti a désespérément besoin de ce prêt, mais celui-ci a été fait selon un programme doté de conditionnalité. |
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Henry
C.K. LIU
Professeur de
développement global aux Universités états-uniennes
UCLA, Harvard and Columbia |
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Le chroniqueur du New York Times, Paul Krugman a tort de diaboliser la Chine |
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Krugman se trompe de cible lorsqu’il
diabolise la Chine en l’accusant de
mercantilisme et de manipuler le cours de sa
monnaie pour conserver un avantage
compétitif, affirme l’économiste Henry Liu.
Dans un monde où les USA bénéficient de
l’exorbitant privilège de disposer à leur
guise du droit d’émission de la monnaie de
réserve utilisée dans l’ensemble des
échanges mondiaux - à commencer par les
indispensables matières premières - les pays
émergents n’ont d’autre choix que de se
procurer des dollars, affirme-t-il, se
mettant du même coup sous la coupe de
Washington |
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Charles M. A.
CLARK
Économiste
professant à l'université de St-Thomas USA |
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Richesse et
rareté |
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Qu’est-ce que
la richesse ? Celle des nations, étudiée par Adam Smith, ou
la possession d’actions et actifs financiers, selon la
conception en vigueur aujourd’hui ? Tirant le fil de cette
question faussement naïve, l’économiste Charles M. A. Clark,
qui se revendique de la tradition chrétienne, montre combien
cette réduction, opérée par les néoclassiques, de la notion
de richesse à celle d’actif, au détriment de la
préoccupation du bien être de l’ensemble de la société, est
lourde de conséquences. Dans des sociétés où l’industrie et
l’innovation technique ont fait sauter la plupart des
verrous qui limitaient la possibilité de produire des biens
et des services, la contrainte majeure est désormais celle
de la répartition des fruits du progrès humain. Les
économies sont passées d’une pénurie structurelle de l’offre
à une insuffisance structurelle de la demande, soumise à la
nécessité de rémunérer le capital pour pouvoir se réaliser,
et déployer ainsi les potentiels de l’esprit et de
l’inventivité humaine |
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Thierry
BRUGVIN
Ecole des
Hautes Etudes en Sciences Sociales EHESS-Paris
Conseil scientifique d’Attac |
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La domination des banquiers au coeur des états |
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La crise
économique qui s’est déclenchée en 2008 était prévue depuis
longtemps par de nombreux économistes, notamment à cause de
la bulle financière liée à la spéculation. Mais concernant
les dérives de l’économie capitaliste, la responsabilité des
banques, de la dette et des paradis fiscaux est à la fois
plus profonde et plus ancienne qu’on ne l’évoque
généralement. Au cœur de l’État et de la gouvernance
économique et politique, domine le pouvoir financier de
manière légale, mais aussi parfois sous des formes illégales
et souvent peu démocratique. Dans le cadre de cet article
nous allons exposer différents mécanismes centraux du
pouvoir des banquiers sur le monde. Les banques et les
paradis fiscaux, sont des accélérateurs de la gouvernance
néolibérale. Cette dérégulation vient alors renforcer les
délits politico-financiers, du fait de la carence et de la
dissolution des règles de contrôle. La dette, en particulier
celles des PED, est un instrument de domination des pays
riches sur les PED. Tandis que la privatisation du pouvoir
de création monétaire par les banques privées, conduit à un
vol l’égal d’un bien public |
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William
K.
BLACK
Associate Professor of Economics and
Law; A.B. (University of Michigan);
J.D. (University of Michigan Law
School); Ph.D. (University of
California at Irvine) |
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Les banquiers sont responsables d’une gigantesque fraude |
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Le
spécialiste se déclare persuadé que le secteur bancaire
savait que nombre de prêts octroyés pendant la bulle
immobilière ne seraient pas remboursés et a sciemment usé
d’artifices pour masquer cette réalité. Bien que le FBI ait
mis en garde en septembre 2004 sur une « épidémie de prêts
frauduleux » pouvant provoquer une crise d’ampleur
supérieure à celle des Caisses d’Épargne, aucune mesure n’a
été prise. Selon lui, les réticences actuelles des autorités
américaines à prendre le contrôle des banques
s’expliqueraient par la volonté de laisser couverts d’un
voile pudique les errements de Wall Street et d’éviter que
l’examen des livres de comptes et des documents ne révèle
l’ampleur du scandale. Black répond ici aux questions de
Bill Moyers, pour PBS.
Commentaire
en français le texte original en anglais |
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Noam
CHOMSKY
Linguiste et philosophe américain.
Professeur émérite au
Massachusetts Institute of Technology |
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"
Il n'y a plus de sentiment d'espoir "
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Le professeur du MIT déclare que la
financiarisation de l'économie, l'idéologie
" fanatique " de l'efficacité des marchés et
le pouvoir croissant du secteur financier
ont précipité cette crise. Si celle-ci ne
lui paraît pas à la même échelle que la
Grande Dépression des années 1930, il estime
qu'il y avait alors plus d'espoir dans les catégories
(classes sociales) modestes |
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Paul JORION
journaliste, analyste financier, sociologue et
anthropologue. Il a travaillé durant les dix dernières
années dans le milieu bancaire américain en tant que
spécialiste de la formation des prix |
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Combien de hedge funds, de fonds d’investissement spéculatifs, fonctionnent-ils sur un autre schéma que la cavalerie, que la fuite en avant ? Étendons la question : combien d’établissements financiers ?
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Thomas
FRIEDMAN
Journaliste
états-unien, auteur et triple lauréat du prix Pulitzer. Il
est actuellement éditorialiste au New York Time |
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L’année
du
« grand
bouleversement » |
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Ce que cette crise nous
annonce, écrit Thomas
Friedman, c’est que « Mère
Nature et le marché »
viennent de heurter un mur.
L’éditorialiste du New York
Times, pourtant jusqu’alors
fervent apôtre de la
mondialisation, semble
transfiguré par cette
révélation aveuglante qui
l’a frappé sur son chemin de
Damas. Ce nouveau - et fort
inattendu - converti le
clame désormais haut et
fort. L’année 2008 sera
celle du « Grand
Bouleversement », celle où
le monde aura pris
conscience que le modèle de
croissance non soutenable
qui est le nôtre doit être
radicalement transformé.
Bienvenue au club. |
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Le
monde
a
besoin
d’une
nouvelle
perestroïka |
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« Le
modèle
qui
a
émergé
au
cours
des
dernières
décennies
du
20ème
siècle
s’est
avéré
non
soutenable.
Il
est
basé
sur
la
recherche
de
super-profits
et
l’hyperconsommation
de
quelques-uns,
sur
l’exploitation
effrénée
des
ressources
et
sur
l’irresponsabilité
sociale
et
environnementale, »
constate
Mikhail
Gorbachev,
qui
appelle
à
l’émergence
d’un
nouveau
modèle
de
développement,
plus
respectueux
des
équilibres
écologiques
et
s’attachant
à
satisfaire
les
besoins
du
plus
grand
nombre. |
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Philippe RIÈS
Ancien chef du Département économique de l'Agence France-Presse, puis directeur des bureaux de l'AFP à Tokyo et Bruxelles, Philippe Riès est chroniqueur économique pour Mediapart.fr
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Goldman
Sachs,
la
banque
qui
rit
dans
les
cimetières
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Dans les décombres encore fumants de la crise
financière mondiale, la banque d'investissement
américaine Goldman, Sachs and Co. affiche les
meilleurs résultats trimestriels de sa
prestigieuse histoire et prépare pour ses
employés des bonus records. Ce qui étonne, c'est
l'étonnement de certains commentateurs peu
avertis. |
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Denis ROBERT
Ancien journaliste à «Libération
- France», écrivain. Ses démêlés judiciaires avec Clearstream
ont commencé avec la parution de «Révélation$» (2001) et «la
Boîte noire» (2002) |
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Michel
ROGALSKI
Économiste à l’École des hautes études en sciences sociales, CNRS ; directeur de la revue Recherches internationales |
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