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Avril 2009 |
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Les premiers appels en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction sont lancés à l'Assemblée nationale. |
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Septembre 2009 |
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L'hôtel de ville de Montréal annule le plus gros contrat de son histoire, une entente de 355 millions $ pour l'acquisition de compteurs d'eau, après la découverte d'irrégularités. |
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Octobre 2009 |
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La controverse prend du poids après que l'émission Enquête révèle l'ampleur de la corruption dans l'industrie de la construction, notamment dans les processus d'appel d'offres. Un groupe d'entrepreneurs de la région de Montréal, surnommé le «Fabulous Fourteen», agirait comme un cartel en se divisant les contrats, bloquant ainsi la voie aux compétiteurs, selon les journalistes de Radio-Canada. Un ancien sous-ministre des Transports soutient pour sa part que la mafia contrôle 80 pour cent des contrats de construction accordés dans la région et entretient des liens avec les entreprises du secteur. Les montants versés pour les projets de construction au Québec sont plus élevés qu'ailleurs au Canada, conclut Enquête. |
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Quelques jours avant les élections municipales à Montréal, le magazine Maclean's publie son édition de novembre avec le titre «Corrompue, en ruine et criminalisée, Montréal est une honte» sur sa couverture. |
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Québec annonce le déclenchement de l'Opération Marteau, une unité policière provinciale établie pour faire la lumière sur la corruption et la collusion dans le domaine de la construction.
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27 janvier 2010 |
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Mars 2010 |
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L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare accuse le gouvernement libéral d'avoir accepté de généreuses contributions politiques visant à influencer les nominations de juges. Jean Charest déclenche la commission Bastarache pour faire la lumière sur ces allégations. |
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Mai 2010 |
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Le député libéral et ministre de la Famille Tony Tomassi est forcé de démissionner après la diffusion d'informations selon lesquelles il utilisait une carte de crédit fournie par la firme de sécurité BCIA, firme qui a conclu des contrats avec le gouvernement. M. Tomassi fait maintenant face à trois accusations au criminel. |
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Août 2010 |
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Grâce à l'enquête du député de Québec solidaire Amir Khadir, le président des élections fait enquête et la firme d'ingénierie Axor se voit imposer des amendes pour avoir illégalement donné 150 000 $ aux trois plus importantes formations politiques du Québec, dont 113 000 $ aux libéraux. |
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Octobre 2010 |
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«Mafia Inc.», un livre des journalistes d'enquête André Noël et André Cédilot, révèle que jusqu'à 600 entreprises versent un montant d'argent à la mafia sur une base régulière pour être «protégées». |
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Le Maclean's fait encore des vagues, cette fois en qualifiant le Québec de «province la plus corrompue au Canada». |
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Novembre 2010 |
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La Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) s'affiche en faveur d'une commission d'enquête publique sur la construction, laissant les libéraux de Jean Charest virtuellement seuls à s'y opposer. |
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Les libéraux survivent à une motion de non-confiance à l'Assemblée nationale grâce à leur majorité. |
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Janvier 2011 |
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La commission Bastarache conclut à l'absence de népotisme dans la nomination des juges au Québec. |
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Février 2011 |
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Sept personnes, dont une ex-mairesse de Boisbriand, des cadres d'entreprises de construction, un ingénieur et deux consultants, sont arrêtées dans le cadre de l'Opération Marteau. |
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Le ministre Robert Dutil et la ministre Lise Thériault annonce la création de l'Unité permanente anti-corruption du Québec, bâtie sur le modèle des services d'enquête de la ville de New York. |
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Avril 2011 |
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Un autre ancien maire de Boisbriand, Robert Poirier, est arrêté. |

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Septembre 2011 |
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La fuite du rapport explosif de Jacques Duchesneau, patron de l'Unité anticollusion, met le feu aux poudres. L'ancien chef de police conclut que le ministère des Transports est impuissant face à la collusion et que le crime organisé et les entreprises de construction sont responsables des coûts très élevés payés par l'État pour ses projets de construction. Une partie du magot serait ensuite transférée vers les caisses électorales des partis politiques, affirme le rapport Duchesneau. |
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Après la comparution de Jacques Duchesneau devant une commission parlementaire, le gouvernement montre des signes d'ouverture à l'idée de déclencher une commission d'enquête en partie publique, en partie à huis clos. |
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Le Mouvement du 24 septembre "exige" du premier ministre "de mettre sur pied une commission d'enquête sur la collusion et la corruption dans l'industrie de la construction, (...) une commission chargée d'effectuer une réelle réforme des institutions démocratiques et du financement des partis politiques, de déclencher des élections générales et de démissionner" |
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19 Octobre 2011
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Le premier ministre Jean Charest a annoncé la création d'une «Commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction». Mais elle ne relève pas de la loi sur les commissions d'enquête. Elle ne pourra contraindre quiconque à témoigner. Elle aura une durée de deux ans et se déroulera en partie à huis clos. |
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21 octobre 2011 Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics |
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9 novembre 2011 |
À l’issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, le premier ministre du Québec, Jean Charest, annonce l’adoption d’un décret qui octroie tous les pouvoirs conférés par la Loi sur les commissions d’enquête à la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction. L'honorable France Charbonneau, juge à la Cour supérieure du Québec, a informé le gouvernement qu'il apparaît essentiel, pour permettre à la Commission d'exécuter pleinement son mandat, que les pouvoirs et immunités prévus par la Loi sur les commissions d'enquête soient attribués à la commission qu'elle préside.
Le décret adopté aujourd’hui permettra notamment aux commissaires de contraindre les témoins, tout en leur permettant de bénéficier de l’immunité relative à leur témoignage. Le premier ministre a également annoncé la nomination, sur recommandation de la juge France Charbonneau, des deux commissaires qui la seconderont dans son mandat. Il s’agit de messieurs Roderick A. Macdonald, titulaire de la Chaire F.R. Scott en droit public et constitutionnel à l’Université McGill, et de Renaud Lachance, FCA, actuel vérificateur général du Québec. Les commissaires bénéficieront également de l’immunité dans la poursuite de leurs travaux.
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