«Ils frappent fort et ce genre de sanction a
un effet dissuasif important. C'est ce dont
le Québec a besoin plutôt que de notre "UPAC
pas de dents"», selon Jacques Duchesneau.
M. Duchesneau a comparé la guerre à la corruption et à la collusion à «une course à relais». Les journalistes d’enquête ont d’abord débusqué des problèmes. Lui-même et son équipe ont pris la suite en révélant de larges pans d’un système bien ancré au sein du ministère des Transports. C’est maintenant au tour de la Commission Charbonneau à prendre le relais, a-t-il expliqué.
Parce qu'on a fait dire n'importe quoi à mon rapport. On a dit entre autres choses que les fonctionnaires du ministère des Transports sont tous des «pas bons». Le sous-ministre m'a même dit que des journalistes de Québec attendaient les employés le matin pour leur demander: «Avez-vous honte de venir travailler ici?». Je leur devais à eux, les fonctionnaires, de rétablir les faits
«Pendant 30 ans, comme policier, j'avais dit la vérité. Je devais dorénavant empaqueter la vérité. Pour moi, c'était une torture. Je ne veux plus faire de politique, c'est tellement clair pour moi.»