« Pas de bar ouvert pour le nucléaire », c'est sous ce thème que se tenait un point de presse coloré, tenu symboliquement devant le siège social du groupe SNC-Lavalin par le Mouvement sortons le Québec du nucléaire (MSQN) alerte la population puisqu'on sait que SNC-Lavalin ( 02 ) vient d'acquérir une bonne partie des actifs d'Énergie atomique du Canada ( 03 ) et serait éventuellement appelée à travailler à la reconstruction ou au déclassement de Gentilly 2 ( 04 ).
Le Mouvement met en garde le gouvernement contre la tentation d'encourager ce que d’aucuns appellent le « Québec inc. » au détriment de l'intérêt de l'ensemble des Québécois, ceux d'aujourd'hui et de demain. Le projet de reconstruction de Gentilly 2, estimé il y a 3 ans à 1,9 milliards $, ferait maintenant état d'un minimum de 4 milliards $ selon les estimés d’experts indépendants d’Hydro-Québec. Il est important de noter qu’en 2008, lors de l’annonce de la réfection de Gentilly 2 par Thierry Vandal et la ministre Julie Boulet ( 05 ), Hydro-Québec s’est engagé à défrayer tout les dépassements de coûts susceptibles de subvenir lors de la réfection de Gentilly 2.
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Les coûts de réfection et ceux associés aux retards de livraison de la centrale jumelle de Pointe Lepreau au Nouveau Brunswick confirment ( 06 ) l’évaluation soumise par ces experts indépendants. Le contrat liant Énergie Atomique du Canada limitée et le gouvernement du Nouveau-Brunswick en mars 2008 mentionnait des délais de réalisation des travaux sur 18 mois et ce au coût de 1.4 $ milliard. L’échéancier prévoit maintenant la remise en opération de la centrale de Pointe Lepreau pour l’automne 2012 soit trois ans de plus que prévu et un dépassement des coûts de l’ordre de 2.4 milliards $… |
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si cette fois l’échéancier de 2012 est respecté. Heureusement pour les Néo-Brunswickois, l’entente contractuelle négociée par leurs dirigeants stipulait que les dépassements de coûts éventuels devaient être assumés par le gouvernement fédéral.
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Le Mouvement Sortons le Québec du nucléaire demande au gouvernement du Québec de ne pas relancer le Québec dans la poursuite de l'aventure nucléaire. |
Le MSQN suggère au gouvernement du Québec une alternative à la reconstruction de Gentilly 2 qui, tout en respectant le souhait de la grande majorité des québécois d’abandonner la filière nucléaire, en permettrait une sortie avantageuse tant au niveau sociale qu’économique et environnementale. La proposition du MSQN se résume de la façon suivante:
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1. La réhabilitation complète et définitive du site nucléaire de Gentilly 1 Du fait que le gouvernement fédéral a mis en place un fond dédié à la décontamination de sites radioactifs canadiens ainsi qu’au déclassement de certaines infrastructures de l’industrie nucléaire incluant Gentilly-1 nous sommes d’avis que SNC-Lavalin doit immédiatement procéder au déclassement complet de ce site nucléaire, propriété d’ÉACL. Ce fond dédié, le Nuclear Legacy Liability program ( 07 ), réunira près d’un milliard $ par année pour les années à venir…pour un total évalué à 7 milliards $. Pour les québécois, les avantages stratégiques de procéder à la réhabilitation du site de Gentilly 1 sont nombreux :
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2. La mise à l’arrêt immédiat du réacteur nucléaire de Gentilly 2 et, dans l’attente de son déclassement définitif, la sécurisation complète du site nucléaire propriété d’Hydro-Québec Les avantages de cette proposition pour les québécois :
Ainsi les tenants de la protection des emplois et le maintien de l’expertise nucléaire à Gentilly 2 pourront être satisfaits de cette opportunité offerte dans un contexte économique offrant beaucoup moins d’imprévus négatifs que le scénario suggéré de la reconstruction de Gentilly 2. |
Cette proposition du MSQN se fait à un moment où l’électronucléaire est remis en question partout dans le monde et où les coûts de construction ou de reconstruction des centrales grimpent en flèche.
L'avenir est aux développements tout azimut des énergies renouvelables. Nous invitons fortement SNC/Lavalin et Hydro-Québec à s'investir dans ces filières prometteuses pour nous et les générations futures, plutôt que d'investir les argents des contribuables dans du rafistolage économiquement injustifiable de réacteurs CANDU vétustes, dangereux. Ils pourraient s’inspirer de la multinationale Siemens ( 08 ) qui vient de décider de tourner le dos définitivement à l’énergie nucléaire.
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Rappelons que SNC-Lavalin s'est portée acquéreur pour « une somme pouvant atteindre 15 millions $ » d'actifs d’Énergie atomique du Canada pour lesquels Ottawa et les contribuables canadiens ont investi 1,2 milliards au cours des cinq dernières années.
Revers industriel pour le nucléaire. Le géant allemand Siemens renonce à construire ou financer des centrales. "Ce chapitre est clos pour nous", a annoncé son PDG, Peter Löscher à l'hebdomadaire Der Spiegel d'Allemagne. Un géant de 405 000 salariés La décision de sortie du nucléaire implique la suspension des projets avec le groupe russe Rosatom. Siemens avait déjà renoncé en 2009 à s'allier avec le français Areva pour la construction de chaudières nucléaires. Un virage vers le vert |
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