Revers industriel pour le nucléaire. Le géant allemand Siemens renonce à construire ou financer des centrales. "Ce chapitre est clos pour nous", a annoncé son PDG, Peter Löscher à l'hebdomadaire Der Spiegel d'Allemagne.

Un géant de 405 000 salariés

Six mois après la catastrophe de Fukushima, Siemens suit ainsi logiquement l'orientation du gouvernement d'Angela Merkel, qui a décidé de sortir du nucléaire à l'horizon 2022. Le groupe allemand, spécialisé dans les secteurs de l'énergie, de l'industrie, de la santé et des télécommunications, emploie 405 000 salariés dans le monde.

La décision de sortie du nucléaire implique la suspension des projets avec le groupe russe Rosatom. Siemens avait déjà renoncé en 2009 à s'allier avec le français Areva pour la construction de chaudières nucléaires.

Un virage vers le vert

"A l'avenir nous continuerons à livrer des pièces conventionnelles, comme des turbines à vapeur. Cela signifie que nous nous bornons à des technologies qui ne servent pas qu'au nucléaire, mais que l'on trouve aussi dans les centrales à gaz ou à charbon", a précisé Peter Löscher. L'objectif de l'entreprise est de se repositionner en faveur des énergies vertes, notamment les éoliennes. Source: Métro France 18 septembre 2011