Dans son édition du 1 er juin dernier le Journal Le Lac-St-Jean ( 01 ) rapportait la nouvelle orientation de carrière de notre Stéphane national, ex-député du Bloc Québécois à la Chambre des Communes pour la circonscription de Lac St-Jean, ex-député péquiste à l’Assemblée nationale, entrepreneur audacieux s’il en est, pilote de brousse et ah !oui ! Journaliste et animateur de radio à Alma (104,5) ; ce bon et sympathique Stéphane a donc décidé (c’est son droit le plus stricte) de troquer son micro pour se faire conseiller et consultant pour le compte de Malette&Consorts (?!) ( 02 ), en matière d’économie d’énergie pétrolière transférable en crédits accumulés transigeables sur un marché boursier : l’énigmatique bourse du carbone. (
Qu’on me comprenne bien.
Il est possible que je n’aie rien compris aux stratégies environnementalistes ou écologistes depuis Kyoto (qui le pourrait d’ailleurs ?) mais la bourse du carbone m’apparaît comme la confirmation de l’échec des apprentis-sorciers du développement durable locaux nationaux et mondiaux dans leur soi-disant mission de sauver la planète des griffes des méchants et gros capitalistes ; une entourloupette de plus ou si vous préférez de la poudre aux yeux. Je ne crois pas que Malette&Consorts aient reluqué Stéphane Tremblay pour ses yeux « verts » mais plutôt dans un intérêt strictement pécuniaire et financier. Ils ont misé sur ses charismes personnels et la popularité du personnage.
Voilà l’affaire.
Les surplus énergétiques d’une entreprise quelconque seront donc éliminés par une rationalisation des processus qui résulteront en une diminution des gaz à effet de serre (ça c’est la job à Stéphane). Soit! Cette diminution sera après coup transférable en crédits vendus aux enchères d’une bourse virtuelle contrôlée par des intérêts financiers multinationaux (ça c’est l’intérêt de Malette&Consorts).
Or qui seront les acheteurs de ces produits ? Les entreprises qui produisent beaucoup ou qui ont besoin de produire beaucoup plus de ces gaz pour demeurer rentables et compétitives sur leur marché respectif au premier chef.
Mais encore des États ou des grands consortiums internationaux qui se porteront acquéreurs d’actions, options ou débentures et produits financiers de tout acabit qui leur procureront des avantages concurrentiels de premier plan.
Or à moins que la mécanique quantique n’ait débouché récemment sur des percées scientifiques en matière de vibrations ondulatoires (!), le vieux dicton dans la nature rien ne se perd, rien ne se crée demeure toujours valable. En vertu de ce principe (et de bien d’autres) il n’y a strictement aucun gain environnemental dans cette opération au contraire.
Le pillage éhonté des ressources de la planète et la course folle vers la croissance absolue continueront d’accélérer de façon dramatique l’entropie planétaire avec la complicité de ceux qui se sont proposés depuis des années comme des sentinelles de notre époque. Après l’affaire des papiers commerciaux à Henri-Paul Rousseau qui n’étaient en fait que de l’air et qui lui a valu une promotion chez Power Corps - plus de 30 Milliards$ évaporés dans un « hoquet » du système financier international - assisterons-nous dans un avenir prochain a une déconfiture du marché virtuel des gaz à effet de serre ? C’est hélas prévisible mais rassurez-vous ça ne se fera sûrement pas avant que des milliers de petits arrivistes de partout dans le monde ne se soient rempli les poches sur le dos de la planète …et des payeurs de taxes!
Pour nous en convaincre comprenons que ces penseurs, instigateurs et promoteurs de toutes sortes – des voleurs à cravate comme on dit asteure - admettent que leur bourse pourrait en effet permettre de la spéculation de la part d’un peu tous les intervenants industriels planétaires, mais spécialement des non-utilisateurs comme les groupes environnementaux et les gouvernements (pourquoi pas la Caisse de Dépôts encore une fois ?) qui pourraient en se portant acquéreurs effectuer des pressions à la baisse et donc jouer un rôle modérateur (sic !).
De la foutaise, ce sont les grands cartels internationaux qui sont les seuls joueurs capables de supporter la pression de la spéculation et de la contrôler ; les autres, vous et moi sommes des figurants. Voilà la réalité.
Plus encore la constitution de marchés dérivés (achat et vente à terme) ou autres travers du marché boursier sera au programme. C’est ainsi que, après les scandales de la forêt virtuelle et des papiers commerciaux à Rousseau assisterons-nous à la vente de crédits de carbone (permis de polluer) aujourd’hui et maintenant sur foi d’une économie future (crédits sur approbation) que pourrait générer par exemple l’absorption en carbone d’une plantation de pins blancs à venir à maturité dans 60 ans, donc opérationnelle dans un avenir plus ou moins prévisible. Un modèle économique virtuel très lucratif ? C’est très possible et même très… probable.
Encore un « hoquet » du système nous laisserons-nous dire?
Tout ce processus de spéculations et de tractations quasi démentiel demeure selon les promoteurs de cette bourse tout à fait compatible avec le principe de taxation des émissions de gaz à effet de serre. Voilà le piège !
Tout le monde y trouvera sa nanane.
Après l’hécatombe de la traite des fourrures, la ruée vers l’or et l’explosion de l’industrie du pétrole, le carbone est d’ors et déjà la cible d’une convulsion irrépressible et inconsidérée de la part des plus grands prédateurs économiques de la planète.
Ils avaient grand besoin d’une zone tampon pour pérenniser leurs saccages environnementaux avec la bénédiction des politiciens et des bougalous du développement durable.
Fumisterie disions-nous ?
Je souhaite quand même beaucoup de succès à M. Tremblay dans sa nouvelle orientation de carrière.
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Commentaire de JosPublic
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Qu’ont en commun les Al Gore - président de Generation Investment Management (GIM), Pierre-Marc Johnson d’Unisfera, Steven Guilbeault d’Équiterre, Rajendra K Pachauri président du Groupe d'experts intergouvernementaux sur l'évolution du climat (GIEC) la Fondation David Suzuki, François Rebello du Groupe Investissement Responsable inc., la Fondation Nicolas Hulot et maintenant Stéphan Tremblay?
Ce sont tous des vendeurs de rêves ou d'actions de la bourse du carbone d’un pays ou d’une ville où la règlementation n'est pas encore existante. Donc ils vendent du vent.
Al Gore et Rajendra Kumar Pachauri qui ont lancé la bourse "Le Chicago Climate Exchange! l'ont fermée récemment. Jean Charest ayant adopté le modèle de Gore a aujourd'hui le nez dans le vent en évitant d'expliquer où en est maintenant la bourse du carbone de Montréal et la valeur de ses actions. Une bourse jamais vraiment activée, mais vendue à TMX Toronto qui présentement est en négociation pour se vendre à la bourse de Londres.
Fumistes vous dites....Vous êtes poli Monsieur Harvey |
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