Démocratie - Étymologie : du
grec dêmos, peuple, et kratos,
pouvoir, autorité.
La démocratie repose sur les
3 principes suivants:
-
Débat : échange libre entre
personnes afin de prendre
des décisions,
-
Institution : pour permettre
le débat et mettre en œuvre
les décisions,
-
Justice : afin que
l'application des décisions
se fasse avec le plus de
justice possible.
Analysez tous les régimes en
fonction de ces 3 principes et
beaucoup de leurs
dysfonctionnements vous
apparaîtront évidents.
Regardons les régimes qui ne
suivent pas les 3 principes de
la démocratie:
- anarchie: il n'y a pas
d'institution (principe 2)
- dictature: il n'y a pas de
lieu de débat (principe 1)
- ultra libéralisme: la justice
n'est pas un souci (principe 3)
En théorie, la démocratie est le
régime
politique
dans lequel le pouvoir
est détenu ou contrôlé par le
peuple
(principe de
souveraineté),
sans qu'il y ait de distinctions
dues la naissance, la richesse,
la compétence... (principe d'égalité).
En règle générale, les
démocraties sont indirectes ou
représentatives,
le pouvoir s'exerçant par
l'intermédiaire de représentants
désignés lors d'élections
au
suffrage
universel. Dans les faits c'est
tout une autre histoire
Les autres principes et
fondements de la démocratie :
-
la
liberté
des individus ;
-
la règle de la
majorité
;
-
l'existence d'une "constitution"
et d'une juridiction
associée;
-
la
séparation des pouvoirs
(législatif,
exécutif
et
judiciaire) ;
-
la consultation régulière du
peuple (élection et
référendum) ;
-
la pluralité des partis
politiques;
-
l'indépendance
de la
justice.
La démocratie n'est pas le seul
système politique :
-
la
monarchie
absolue (pouvoir aux mains
d'un seul homme) ;
-
l'aristocratie
(pouvoir aux mains des
meilleurs!) ;
-
l'oligarchie
(pouvoir aux mains d'un
petit nombre de personnes ou
de familles) ;
-
la
théocratie
(pouvoir aux mains d'une
caste religieuse ;
-
l'empire,
la
dictature
et autres
régimes totalitaires.
On parle de démocratie
économique ou sociale lorsque
les droits sociaux, au logement,
au
travail,
à l'éducation...
sont garantis.
La démocratie directe est l'une
des formes premières de la
démocratie
dans laquelle le peuple
exerce directement le pouvoir
politique, alors que dans une
démocratie
représentative,
il l'exerce de manière
indirecte.
Dans l'Antiquité et en
particulier au VIe siècle avant
notre ère, des cités ou des
groupes sociaux étaient
organisés en démocratie directe.
Jean-Jacques Rousseau
(1712-1778) estime que la
démocratie ne peut être que
directe en se fondant sur les
droits naturels des êtres
humains et sur le pacte social
qui les unit. Cependant, au
XVIIe et au XVIII siècles, de
nombreux penseurs considèrent
que la démocratie directe n'est
applicable que dans de petits
pays, avec peu d'habitants et
ayant une structure sociale
homogène.
Les États démocratiques modernes
qui se sont construits à partir
de la fin du XVIIIe siècle, sont
caractérisés par une démocratie
représentative. La seule
exception notable est la Suisse,
dotée d'une forme originale de
démocratie directe.
La démocratie représentative est
critiquée sur le fait qu'elle
dépossède le peuple
souverain
de son pouvoir. La démocratie
directe devient alors une
alternative. Certains pays ont
ainsi intégré des éléments de
démocratie directe dans leurs
institutions pour que les
citoyens soient davantage
impliqués dans les décisions
politiques.
Exemples d'institutions ou de
mécanismes qui relèvent de la
démocratie directe ou
semi-directe :
- référendum,
- assemblées locales,
- initiatives populaires,
- pétitions...
Dans le secteur économique, l'autogestion
est une application de la
démocratie directe.
Exemples de mouvements ou
d'expériences politiques se
réclamant de la démocratie
directe :
-
la
Commune de Paris
(1871),
-
les soviets de Russie (1905
et 1917 à 1921),
-
les conseils
ouvriers
en Allemagne et en Italie
(1918-1920),
-
les
communautés
libertaires espagnoles
(1936),
-
les conseils ouvriers
hongrois (1956),
-
le mouvement de mai 1968 en
France,
-
la révolution iranienne de
1979.
Étymologie
: du grec dêmos, peuple,
et kratos, pouvoir,
autorité et du latin
participatio, participer.
La démocratie
participative désigne
l'ensemble des dispositifs et
des procédures qui permettent d'augmenter
l'implication des citoyens
dans la vie politique
et d'accroître leur rôle
dans les prises de décision.
Elle trouve son fondement dans
les lacunes de la
démocratie représentative
:
-
parlement
non représentatif de la
diversité de la société,
-
éloignement des élus du
terrain et de la réalité
quotidienne,
-
sentiment pour les citoyens
de ne pas être compris des
politiciens,
-
méfiance envers les hommes
politiques,
-
faiblesse des
contre-pouvoirs,
-
augmentation de l'abstention...
La démocratie participative
s'inspire des concepts qui ont
été mis en place à partir des
années 1960 dans les nombreuses
entreprises afin d'améliorer
l'organisation des postes de
travail (management
participatif).
Par rapport à la
démocratie représentative
et à la
démocratie directe,
la démocratie participative se
présente comme un
système mixte dans
lequel le
peuple
délègue son pouvoir à des
représentants qui proposent et
votent des lois, mais conserve
cependant le pouvoir de se
saisir lui-même de certaines
questions.
Les caractéristiques
d'une démocratie participative
sont :
-
l'extension du droit de vote
et de sa fréquence, assortie
de l'initiative
législative
(ex : via des
pétitions);
-
la concertation dynamique,
sous forme de débats libres,
relative à des décisions
aussi bien à échelle locale
que nationale (exemple :
Comités Consultatifs,
Conseils de Quartiers...);
-
la mise en place d'un
système organisé qui
garantit que toutes les
idées constructives et
nouvelles des citoyens
seront examinées de manière
efficace.
Un système de démocratie
participative sera d'autant plus
pérenne que toutes les mesures
décidées sont
acceptables par la grande majorité
des personnes concernées et vont
dans le sens du "bien
commun".
Les critiques faites à la
démocratie participative portent
principalement sur :
-
la notion de démocratie
participative qui n'est
souvent qu'un simple
discours rhétorique, sans
réalité concrète, elle est
parfois associée au
populisme,
-
la
représentativité
des citoyens participants
aux débats,
-
le rôle des conseils et
comités qui se limite
souvent à l'aspect
"consultation", oubliant
l'aspect "échanges entre
acteurs",
-
la difficulté de savoir si
les avis exprimés sont basés
sur des considérations
objectives ou sur la défense
d'intérêts personnels;
-
la difficulté de vérifier la
véracité des
informations
ayant servi à
l'argumentation.