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Le revenu universel vu de Silicone Valley et du Québec

"Nous aimerions financer une expérience sur le revenu de base.   Donner aux gens suffisamment d’argent pour vivre, sans condition aucune."   Cette déclaration qui semble utopique à première vue ne vient pas d’un nouveau gouvernement européen, qui après la Finlande, les Pays-Bas, la Suisse, la France est en train d’étudier la question d’un revenu inconditionnel, ni du Québec où on avance et on recule mais on ne fait strictement rien.   L'affirmation vient de façon très surprenante d'un des acteurs majeurs de la Silicon Valley, en Californie qui se lance dans l'aventure!

Au Québec, on se rappellera que l'idée du Revenu minimum garanti a fait l’objet de quelques discussions animées lors de la campagne électorale de 1998 alors que le chef de l’ADQ, Mario Dumont, et le syndicaliste Michel Chartrand ( 01 ) proposaient chacun une formule diamétralement opposée.  C’est aussi à cette époque que l’actuel ministre François Blais a conçu sa propre version d’un RMG canadien.   En 2016, l'’idée est défendue à gauche par le parti politique Québec solidaire et à droite, par le groupe les lobbyistes du patronat le Conference Board du Canada.

 

Partie 1
Alaska, et les villes de Winnipeg et Dauphin au Manitoba, Canada

Partie 2
Finlande, Pays-Bas, Suisse, France

Partie 3   Ci-dessous
Silicon Valley et Province de Québec au Canada

Partie 4
Les enjeux et pièges du Revenu universel garanti

 
 
«

Les diagnostics sont posés, les analyses accessibles, les conclusions tirées et les avertissements ne manquent pas. "Le chômage de masse et une récession économique aussi grave que celle des années 30 propulsent les sociétés d'Occident vers des univers cauchemardesques et menacent le minimum de cohésion qu'avait su bâtir l'État-providence dans les années d'après-guerre

»

- Bernard Cassen
Président d'honneur d'Attac
Professeur et journaliste

 
 
 

Un entrepreneur de la Silicon Valley se penche sur le revenu universel

 
 

En février 2016, un incubateur de start-up californien a annoncé qu'il allait verser un revenu de base à 300 citoyens états-uniens sur une période de cinq ans.   Une façon de contribuer à l'égalité des chances et de préparer la société à l'érosion du salariat.

 
«

Nous aimerions financer une expérience sur le revenu de base.   Donner aux gens suffisamment d’argent pour vivre, sans condition aucune

                                                    - Sam Altman

»
 

Sam Altman est le CEO de Y Combinator, un incubateur de start-up que la revue économique américaine Fortune décrit comme "une frayère pour géants de la technologie émergente".  

Depuis 2005, sa société a lancé des entreprises aussi connues qu’Airbnb, Dropbox, ou encore Reddit.  

Aujourd’hui, elle veut utiliser une partie de ses bénéfices pour offrir un salaire minimum à 300 personnes, sur une période de cinq ans. 

 "C’est LA chose du moment à expérimenter", explique Sam Altman au Pure player American FastCoExist, "parce que dans une ou deux décennies, des millions de jobs humains vont être remplacés par des robots et des intelligences artificielles".

Un revenu universel à montant variable

Le CEO est actuellement en quête d’un chercheur pour superviser ce programme d’études.   Ce dernier devra aider les membres du projet à fixer un ou plusieurs montants – l’idée étant de pouvoir comparer les impacts que produiraient différents niveaux de revenus sur leurs bénéficiaires, précise Sam Altman.   Et ainsi, d’observer "ce que ce revenu minimum change à leur bonheur, leur épanouissement, mais aussi leur potentiel de gains, leur équilibre et leur capacité à créer des entreprises, de la richesse ou de l’art".  

Car l'entrepreneur en est convaincu : loin d'encourager la population à sombrer dans l'oisiveté, un tel revenu de base pourrait encourager les citoyens à prendre davantage de risques.   "L'une des raisons pour laquelle j'ai commencé à envisager cette solution est que beaucoup de personnes vraiment talentueuses ne se lancent pas dans l'entreprenariat parce qu'elles ne sont pas nées sous la bonne étoile", avance Sam Altman. 

Élimination de la pauvreté et égalité des chances

Pour accompagner la mise en place de son revenu de base, la start-up compte également proposer des "formations financières", avec l'objectif d'aider les bénéficiaires à dépenser et à économiser de façon plus responsable.  

Quant à la sélection de ces derniers, elle se fera "au hasard", avec une attention particulière pour "des personnes talentueuses, mais issues de milieux défavorisés"  : "Combiné à l'innovation technologique, le revenu universel permettra de réduire les coûts nécessaires à une bonne qualité de vie et de faire de réels progrès en matière d'égalité des chances et d'élimination de la pauvreté", conclut le CEO.

Un modèle dont, Sam Altman en est sûr, plus personne ne doutera dans cinquante ans. 

 
«

Il ne faut pas huit heures de travail pour certains et zéro pour d'autres, mais quatre heures de travail pour tous

- Bertrand Russell
philosophe 1935

»
 

Le Revenu universel garanti
«Ce n'est pas une baloune que l'on lance, là.»
                                                    
- Philippe Couillard

 

Ce qu'en pense:   Dr Philippe Couillard - Premier ministre, Parti Libéral du Québec

 

Dr Philippe Couillard, premier ministre du Québec

Le 28 janvier 2016, Philippe Couillard a confié au ministre François Blais le mandat d’instaurer cette prestation universelle.

«Je suis sérieux quand je parle de ça», a assuré M. Couillard.   «On lit, on regarde ce qui se fait dans d'autres pays, a-t-il poursuivi.

[...] Il y a deux pays actuellement qui ont annoncé leur intention d'aller de l'avant, dont la Finlande. Il y a quelque chose qui m'attire dans ce concept-là.»  

Le système du revenu minimal garanti peut être un bon outil de solidarité sociale dans une économie en transformation.

«D'un côté, la simplification de l'État, de l'autre, le maintien de la dignité des gens, a déclaré M. Couillard.Je crois qu'il y a une combinaison qui est excessivement intéressante.»

Plus tard en février 2016, le Dr Couillard se dit préoccupé par les mutations économiques qui laisseront des gens sans emploi.   «Dans cette nouvelle économie, ça va être difficile pour des gens de faire le passage.   Il y aura de nouveaux emplois de créés.   Le problème, c'est que les nouveaux emplois n'iront pas nécessairement à ceux qui ont perdu leur emploi à cause du progrès technologique....C'est là qu'on doit s'assurer d'être solidaire, qu'on n'échappe pas trop de monde dans cette transition économique qui va avoir lieu de toute façon. Ça s'appelle le maintien de la dignité des gens», a expliqué M. Couillard.

Le revenu minimum garanti permettrait aussi au gouvernement de simplifier «l'enchevêtrement de prestations» offertes par l'État telles l'aide sociale, l'assurance parentale, le crédit d'impôt à la solidarité, a continué le chef du gouvernement. ( 03 )

 

Ce qu'en pense: François Blais - ministre Parti Libéral du Québec

 

L'actuel ministre de la Solidarité sociale, François Blais, est un expert de la question.  

Le revenu universel garanti est la voie de l’avenir, croit-il.   Diplômé en service social et docteur en philosophie, le ministre s’est intéressé à la question.  

Sauf qu'en 2016 il pilote une réforme de l'aide social répressive et dit "il faut briser le cercle vicieux de l’aide sociale d’une génération à l’autre".  

Peut-on s'attendre qu'il accolera un montant judicieux à tout programme de revenu universel?   Puisqu'être assisté social c'est une tare qui se cultive.  

En 2003, il publiait, en collaboration avec l’actuel ministre fédéral de la Famille, Jean-Yves Duclos, les résultats d’une recherche intitulée Effets redistributifs d’un régime d’allocation universelle: une simulation pour le Québec.  

Plus tôt en 2001, M. Blais publiait un ouvrage qui prône l’instauration d’un revenu inconditionnel pour chaque citoyen.

«L’allocation universelle constitue un revenu inconditionnel accordé par l'État à chaque citoyen...elle ne constitue pas une utopie, mais certainement un vaste chantier de réformes», disait-il. ( 04 )

Adapté aux besoins particuliers, ce montant non imposable octroyé «de la naissance à la mort» viendrait remplacer les mesures actuelles de sécurité du revenu : aide sociale, prestation aux familles et aux retraités, crédits d'impôt aux particuliers et aux entreprises, prêts et bourses, et d'autres encore.

Plus facile à gérer, la mesure allégerait la structure administrative, plaident ses défenseurs. Elle encourage aussi le travail puisque l'allocation ne peut être amputée en raison d'une rémunération supplémentaire imposable.

Extraits des débats de l'Assemblée nationale du Québec

Pour la présente législature, les partis d'opposition n'ont invoqué le Revenu minimum garanti que dans des débats s'opposant aux modifications au projet de loi sur les prestations de l'aide sociale.   Les députés.es soulignaient la contradiction du ministre entre les gestes posés aujourd'hui et ses écrits de chercheur professeur.

Quant à l'aile parlementaire du Parti Libéral du Québec, il n'y a rien à citer de plus que ce que vous trouverez ci-dessous.

17 mars 2016 (journal des débats 41e législature, 1re session. Vol. 44 no 153

Carlos J. Leitão - ministre - J'annonce la bonification de la prime au travail pour les personnes vivant seules et les couples sans enfants. Les versements additionnels atteindront annuellement près de 42 millions de dollars dès 2016-2017, soit 210 millions de dollars pour la période 2016-2021.

La bonification de la prime au travail améliore le filet social défini et financé par l'État québécois, confirmant la place de leader que le Québec détient à cet égard en Amérique du Nord.

Cette nouvelle initiative bonifiera les prestations sociofiscales existantes. Cet ensemble de prestations constituera la base des réflexions que mon collègue le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale engagera dans le cadre du travail s'amorçant sur le revenu minimum garanti.

24 mars 2016 (journal des débats 41e législature, 1re session. Vol. 44 no. 156

François Blais - ministre - J'aimerais souligner, Mme la Présidente, un élément important sur lequel nous travaillons. Comme vous le savez, lors du dernier remaniement ministériel, le premier ministre m'a confié le mandat de réfléchir à la mise en place d'un revenu minimum garanti pour le Québec.

Il est clair qu'au cours des prochains mois nous nous attellerons à la tâche afin de mener à terme cette importante commande qui aura des répercussions positives réelles, structurantes sur l'ensemble du Québec. C'est pourquoi, Mme la Présidente, en collaboration avec mon collègue le ministre des Finances, nous annoncerons prochainement la création d'un comité d'experts pour réaliser une première évaluation. Dans mon esprit, il est certain que cette démarche va nous permettre de mieux lutter contre la pauvreté et favoriser l'inclusion sociale au XXIe siècle

 

Ce qu'en pense:  Philippe Van Parijs - Université de Louvain en Belgique

 

Instaurer un régime de revenu minimum garanti au Québec pourrait coûter 56 milliards $ à l’État et nécessiter des hausses d’impôt, prévoit un spécialiste.

«Le Québec, comme tous les pays du monde, a la capacité de s’offrir un tel système, ça dépend du niveau auquel on place cette allocation», croit Philippe Van Parijs, professeur à l’Université de Louvain, en Belgique et spécialiste sur la question du revenu minimum garanti (RMG).

M. Van Parijs rencontrait le ministre de la Sécurité du revenu, François Blais, qui s’apprête à lancer un chantier en vue d’instaurer un régime de RMG.

Un tel régime consisterait à offrir un revenu de base à tous les adultes québécois âgés de 18 ans et plus.   Au-delà d’un certain seuil de revenu, les gens devraient remettre l’argent à l’État au moyen de leurs impôts.   En contrepartie, le gouvernement éliminerait un chapelet de mesures sociales: aide financière aux études, assurance parentale, aide sociale, etc.

 

 

Supplément pour les démunis

Selon M. Van Parijs, il serait réaliste de fixer à 15 % du produit intérieur brut (PIB) la facture d’un régime de RMG.   «Le fixer à 15 % du PIB par tête aurait du sens».

Le PIB du Québec a atteint 376 milliards $ en 2015.   Un régime de RMG à 15 % causerait un prélèvement de 56,4 milliards$.   La facture pourrait être plus élevée puisque les personnes les plus démunies auraient besoin d’un supplément.   Québec dépense près de 30 milliards $ annuellement pour financer le régime de soutien du revenu.

Un tel système pourrait provoquer un déplacement de l’emploi à temps plein vers l’emploi à temps partiel, entrevoit M. Van Parijs.   «C’est un effet souhaité pour permettre un va-et-vient entre l’emploi, la formation et les activités familiales», dit-il.

Cette mutation obligera l’État à augmenter les impôts.   «Cette récupération fiscale pourra se faire sous différentes formes, dont une augmentation de l’impôt [...] Les plus riches rembourseront leur allocation universelle et paieront une partie de celle des autres.»

«Botteurs de cul»

Pour mener à bien une telle réforme axée sur la justice sociale, le Québec aura besoin de politiciens visionnaires, de «bricoleurs» capables de l’implanter et de «botteurs de cul, des gens indignés qui voient des problèmes absurdement non résolus [...] et qui poussent pour faire la réforme», croit M. Van Parijs.

 

Le régime québécois de soutien du revenu

  • Il coûte près de 30 milliards $ par année au Trésor public

  • 18,2 milliards $ pour l’aide sociale de base

  • 9,7 milliards $ pour l’aide à la famille

  • 2 milliards $ pour l’incitation au travail

 

Ce qu'en pense: Amélie Quesnel-Vallée - Université McGill

 

 «C’est une des rares idées qui pourrait rassembler la gauche et la droite.   On donne une allocation à tous les citoyens.   En échange, on abolit un paquet de programmes qui ont beaucoup de critères et d’évaluation», explique Amélie Quesnel-Vallée, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en politiques et inégalités de santé et professeure aux départements de sociologie et d’épidémiologie de l’Université McGill.

Coupes

L’avantage d’un tel programme serait sa simplicité: l’État a simplement besoin d’un numéro de compte bancaire pour faire le versement.   Les plus riches auraient aussi droit au chèque, mais leur revenu net ne sera pas augmenté puisque le fisc récupérerait son dû.

Cette proposition mettrait les syndicats dans l’eau chaude.   «Je ne sais pas où ils vont se situer par rapport à ça: c’est une mesure sociale, mais pour que le programme soit viable financièrement, il faut réduire la taille de l’État, couper dans des programmes, couper dans les administrateurs, couper dans les fonctionnaires.   À Québec, ça se ferait sentir», note Mme Quesnel Vallée.

Un seul exemple

La Ville de Dauphin, au Manitoba, est le seul endroit au Canada ayant fait l’expérience du revenu minimum dans les années 1970 dans le cadre d’une étude universitaire mais très concrète sur le terrain.   «On n’y a pas constaté une baisse de la participation au marché du travail, sauf chez les jeunes qui se sont éduqués plus longtemps», affirme la chercheuse Amélie Quesnel-Vallée.

 

Diminution de la taille de l'État et des erreurs de planification

  • 643 -Le nombre d’employés au ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, qui gère l’aide de dernier recours

  • 200 - Le nombre de personnes embauchées par Revenu Québec pour la mise en place du crédit d’impôt solidarité en 2011

  • 360 M$ - Ce qu’a coûté la mauvaise planification du crédit d’impôt solidarité selon le vérificateur général

 

Cliquez sur les sigles pour savoir ce que les partis politiques en pensent:

Sources: We demain pour édition GS (Info-Pilote, Forbes Afrique); BFM TV France pour NextRadioTV; Le Journal de Montréal pour Québecor Inc.;  Mouvement français pour un revenu de base.

Choix de photos, fusion de textes, mise en page, références et titrage par : JosPublic
Publication : 1er juin 2016

Partie 1
Alaska, et les villes de Winnipeg et Dauphin au Manitoba, Canada

Partie 2
Finlande, Pays-Bas, Suisse, France

Partie 3 Ci-dessus
Silicon Valley et Province de Québec au Canada

Partie 4
Les enjeux et pièges du Revenu universel garanti

Ci-dessous: des textes en lien direct avec le sujet:

  L'ordinateur robot a-t-il surclassé l'humain?

   Le mythe de "l'économie du savoir". Le meilleur programme pour lutter contre la pauvreté ne serait pas l'université?

  Fiche: Économie & Finance

 
 
 

Notes & Références encyclopédiques:

01

 

Manifeste pour un Revenu de citoyenneté par Michel Bernard et Michel Chartrand

 
 

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02

 

 

Disparition de la classe moyenne par le numérique:
Xavier de La Porte, pour France Culture, nous fait visiter "Silicon Valley" un lieu mythique contrôlé par les bonzes de la technologique.   Leur façon de faire et leur vision des relations humaines s'étend à leurs travailleurs et travailleuses comme la peste. Comment expliquer qu'ils ont un emploi mais pas de logement pour y vivre.   Un dossier à explorer.

 

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03

 

Couillard «sérieux» sur le revenu minimum garanti - Sur La Presse, le 5 février 2016

 

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04

 

Un revenu garanti pour tous: Introduction aux principes de l'allocation universelle

Auteur: François Blais
Ce livre propose une solution pour notre époque: l'instauration d'un revenu inconditionnel pour chaque citoyen. L'allocation universelle ne constitue pas une utopie mais certainement un vaste chantier de réformes.

Parution : 15 février 2001, 216 pages
ISBN-13 : 9782764600870
Code barre : 9782764600870

 

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Autres références
utiles au dossier

 

Revenu minimum garanti : trois études de cas - Sur Institut de recherche et d'informations socio-économiques - IRIS

Sur Radio-Canada, émission Médium Large : AUDIO FIL Économie avec Diane Bérard et Éric Pineault :  Un revenu de base garanti

Le professeur Alain Massot sociologue et professeur agrégé. Retraité du Département des fondements et pratiques en éducation. Université Laval

Une justification du revenu de citoyenneté inconditionnel et universel au-dessus du seuil de pauvreté.

Communication présentée au 70e Congrès de l’ACFAS, Sociologie et anthropologie. Québec : Université Laval, le 14 mai 2002, 41 pp.

extrait: Ce sont les lectures d’André Gorz, à la fin des années 1970, qui me menèrent au revenu de citoyenneté. L’équation est fort simple. S’il n’y a plus assez de travail pour tous, comment assurer une redistribution de la richesse sans tomber dans l’impasse du chômage structurel, de la précarité, et de la pauvreté  ? « Le travail salarié cessera d’être l’activité principale, pensait-il, mais par le revenu garanti qu’il assure à chacun sa vie durant, il restera la base d’une variété illimitée d’activités possibles, n’ayant ni rationalité ni but économique  ».

Gorz, André, Les Chemins du Paradis. L’agonie du capital, Paris, Galilée, 1983, p. 90 ; in Massot, Alain, (et al.) L’école à temps partagé et le partage du travail, PUL, Québec, 1996. "Misères du présent, Richesse du futur", Paris, Éditions Galilée,1997.

AUBRY, François, L'allocation universelle. Fondements et enjeux, Montréal, CSN, 1999.

AZNARD, Guy, Travailler moins, vivre mieux, Paris, Syros, 1993.

BERGEVIN, Jean-Baptiste, Une réflexion sur le financement d'un revenu garanti, Québec, janvier 2001.

CASSEN, Bernard, "Faut-il partager l'emploi ? Vers une révolution du travail", Le Monde diplomatique, mars, 1993.

HUBERMAN, Michaël et Robert LACROIX, Le partage du travail ; une solution au chômage ou un frein à l'emploi, Québec, PUL, 1996.

LAUZON, Léo-Paul, Pour une fiscalité progressiste, juste et équitable, Mémoire présenté à la Commission Séguin sur le déséquilibre fiscal, Montréal, Chaire d'études socio-économiques de l'UQÀM, 2002.

LIPIETZ, Alain, La société en sablier, Le partage contre la déchirure sociale, Paris, Éditions La Découverte, 1996.

MORIN, Egard, Les sept savoirs nécessaires à l'éducation du futur, Paris, Éditions du Seuil, 2000.

RAMONET, Ignacio, Le Monde diplomatique, janvier 2000.

RIFKIN, Jeremy, La fin du travail, Paris, Éditions La Découverte, 1996.

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